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Fonctions du second degré

maîtriser l'équation qui change tout

Discriminant, racines, paraboles : les 3 clés pour résoudre n'importe quel problème du second degré

10 chapitres à explorer · 7 min · par @magfiche

7 min de lecturepar @magfiche

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Édition du jour

À ton avis ?

Devine le bon chiffre : une même fonction du second degré peut s'écrire de trois façons

Pourquoi le second degré te concerne

Chaque jour, tu croises des équations du second degré sans le savoir : la trajectoire d'un ballon, la surface maximale d'un rectangle, le profit d'une entreprise. ==Une fonction polynôme du second degré s'écrit f(x) = ax² + bx + c, où a ≠ 0==. Trois coefficients, trois mystères à percer. Mais voilà la bonne nouvelle : une fois que tu maîtrises le discriminant Δ = b² – 4ac, tu peux résoudre n'importe quelle équation du second degré. C'est comme avoir la clé universelle d'un château mathématique.

Anecdote
L'histoire du discriminant

Au XVIe siècle, le mathématicien italien Girolamo Cardano cherche une méthode générale pour résoudre les équations du troisième degré. En travaillant sur les cas particuliers, il découvre que le nombre de solutions dépend d'une expression clé : le discriminant. Trois siècles plus tard, Évariste Galois, mathématicien français de génie, formalise cette idée et montre que le discriminant est la clé universelle pour comprendre la structure de toute équation polynôme. Galois meurt à 20 ans en duel, mais son héritage révolutionne l'algèbre moderne.

Le saviez-vous ?
Le discriminant décide tout

Δ > 0 : deux racines réelles distinctes | ==Δ = 0 : une racine double | Δ < 0 : aucune racine réelle==. Ce petit calcul de trois termes détermine la structure entière de ta solution. C'est comme un feu tricolore mathématique : vert, orange ou rouge, chaque signal te dit exactement où aller.

Le discriminant : le cerveau de la résolution du second degré.
Le discriminant : le cerveau de la résolution du second degré.

Chapitre 1 / 10

1

Reconnaître et identifier

Trinôme du second degré

Une fonction polynôme définie sur ℝ par f(x) = ax² + bx + c, où a, b et c sont des nombres réels et a ≠ 0. Le coefficient a est le coefficient de x², b celui de x, et c le terme constant.

C'est comme…
Une équation du second degréun circuit électrique avec trois composants

« Tout comme un circuit a une résistance (a), une inductance (b) et une capacité (c) qui ensemble créent un comportement unique, une équation du second degré combine trois coefficients pour créer une courbe spécifique. Changer l'un d'eux, c'est comme modifier un composant du circuit : tout change. »

Pour f(x) = 2x² – 8x + 6, les coefficients sont ==a = 2, b = –8, c = 6==. Attention : si b est négatif, écris-le entre parenthèses avant de l'élever au carré. Un coefficient peut être nul : dans –3x² + 12x, on a c = 0 ; dans 5x² – 7, on a b = 0. Mais si a = 0, la fonction devient affine, pas du second degré.

Les trois formes du second degré
  • Développée : ax² + bx + c

    Identifie a, b, c et calcule Δ

  • Canonique : a(x – α)² + β

    Lis le sommet (α ; β) et l'extremum

  • Factorisée : a(x – x₁)(x – x₂)

    Lis les racines et étudie le signe

  • Cas concret — Relier les trois écritures
    📍 La situation

    Prends 2x² – 8x + 6. La forme développée donne les coefficients. En factorisant, tu obtiens 2(x – 1)(x – 3), qui révèle les racines 1 et 3. La forme canonique 2(x – 2)² – 2 montre le sommet (2 ; –2).

    🔍 Ce que ça illustre

    Une même fonction, trois visages. Chaque forme répond à une question différente : développée pour les coefficients, factorisée pour les racines, canonique pour le sommet et l'extremum.

    💎 La leçon

    Savoir passer d'une forme à l'autre, c'est maîtriser le sujet.

    Les trois écritures d'une fonction du second degré

    Chaque forme révèle une information différente : la forme développée donne les coefficients, la forme factorisée montre les racines, et la forme canonique localise le sommet de la parabole.

    Pépite à gagner

    Si Δ < 0, une équation du second degré n'a aucune racine réelle.

    Chapitre 2 / 10

    2

    Calculer le discriminant

    Discriminant Δ

    Δ = b² – 4ac. Ce nombre détermine le nombre de racines réelles d'une équation du second degré. C'est le cœur de la résolution.

    Pour 2x² – 8x + 6, on calcule Δ = (–8)² – 4 × 2 × 6 = 64 – 48 = 16. Puisque Δ > 0, le trinôme possède deux racines réelles distinctes. Attention aux parenthèses : (–8)² = 64, tandis que –8² = –64. Quand b est négatif, mets-le entre parenthèses avant d'élever au carré. Calcule aussi le produit 4ac en tenant compte des signes de a et c.

    Astuce pour éviter les erreurs

    Écris toujours l'équation sous la forme ax² + bx + c = 0 avant de relever les coefficients. Puis calcule b² séparément, puis 4ac, puis fais la soustraction. Trois étapes = moins d'erreurs.

    Trois étapes pour maîtriser le calcul du discriminant sans erreur.
    Trois étapes pour maîtriser le calcul du discriminant sans erreur.

    Pépite à gagner

    Pour 2x² – 8x + 6 = 0, quel est le discriminant ?

    Chapitre 3 / 10

    3

    Résoudre avec le discriminant

    Les trois cas du discriminant

    1. Étape 1
      Si Δ > 0 : deux solutions réelles

      x₁ = (–b – √Δ) / (2a) et x₂ = (–b + √Δ) / (2a). Classe-les : x₁ < x₂.

    2. Étape 2
      Si Δ = 0 : une solution double

      x₀ = –b / (2a). Une seule valeur, mais on dit « racine double ».

    3. Étape 3
      Si Δ < 0 : aucune solution réelle

      L'ensemble solution est S = ∅. Pas de racine dans ℝ.

    Les trois cas du discriminant et leurs solutions

    Le discriminant Δ = b² – 4ac détermine complètement le nombre et la nature des solutions : deux racines réelles distinctes si Δ > 0, une racine double si Δ = 0, ou aucune racine réelle si Δ < 0.

    Cas concret — Résoudre 2x² – 8x + 6 = 0
    📍 La situation

    Δ = 16 (calculé plus haut), √Δ = 4. Les deux solutions sont (8 – 4) / 4 = 1 et (8 + 4) / 4 = 3.

    🔍 Ce que ça illustre

    Vérifie : f(1) = 2 – 8 + 6 = 0 ✓ et f(3) = 18 – 24 + 6 = 0 ✓. Les racines sont correctes.

    💎 La leçon

    Toujours vérifier en remplaçant x par chaque racine dans l'équation initiale.

    Le saviez-vous ?
    Pourquoi la formule fonctionne

    En développant l'identité 4a(ax² + bx + c) = (2ax + b)² – Δ, on retrouve que résoudre ax² + bx + c = 0 revient à résoudre (2ax + b)² = Δ. Puisque a ≠ 0, on isole x et on obtient la formule des racines. C'est de l'algèbre pure, pas de la magie.

    Pépite à gagner

    « Étudier le signe d'une fonction, c'est la même chose qu'étudier ses variations. »

    Chapitre 4 / 10

    4

    Résoudre sans discriminant

    Avant de calculer Δ, regarde si l'expression se factorise directement. Un facteur commun : 3x² – 12x = 3x(x – 4), donc x = 0 ou x = 4. Une différence de carrés : x² – 25 = (x – 5)(x + 5), donc x = ±5. Un carré parfait : x² – 8x + 16 = (x – 4)², donc x = 4 (racine double). Ces raccourcis limitent les erreurs.

    Propriété du produit nul

    Un produit est nul si et seulement si au moins un de ses facteurs est nul. Elle s'applique à un produit, pas à une somme. Si tu as a(x – x₁)(x – x₂) = 0, alors x = x₁ ou x = x₂.

    Chapitre 5 / 10

    5

    La forme canonique

    Forme canonique

    f(x) = a(x – α)² + β, où (α ; β) est le sommet de la parabole. Elle met en évidence les coordonnées du sommet et l'extremum de la fonction.

    Pour 2x² – 8x + 6, on met 2 en facteur : 2(x² – 4x) + 6. On utilise l'identité (x – 2)² = x² – 4x + 4, donc x² – 4x = (x – 2)² – 4. On remplace : 2[(x – 2)² – 4] + 6 = 2(x – 2)² – 2. Le sommet est (2 ; –2). Attention au signe : dans (x + 4)² + 1, le sommet a pour abscisse –4, pas +4.

    — Image mentale
    La parabole est une U (ou un ∩) dont le sommet est le point le plus bas (ou le plus haut)

    Si a > 0, la parabole s'ouvre vers le haut et le sommet est un minimum. Si a < 0, elle s'ouvre vers le bas et le sommet est un maximum. La forme canonique a(x – α)² + β te donne directement ce sommet (α ; β).

    Chapitre 6 / 10

    6

    Variations et extremum

    Variations selon le signe de a

    a > 0
    Parabole en U, minimum en x = α
    a < 0
    Parabole en ∩, maximum en x = α
    Photo d'une parabole tracée sur un graphique avec son sommet et ses racines marqués.
    Une parabole représente graphiquement une fonction du second degré : sa forme (ouverte vers le haut ou vers le bas) dépend du signe de a, et son sommet indique l'extremum.

    Pour f(x) = 2(x – 2)² – 2, le coefficient a = 2 > 0, donc la parabole s'ouvre vers le haut. Le minimum est ==–2, atteint pour x = 2==. La fonction décroît sur ]–∞ ; 2] et croît sur [2 ; +∞[. Sur un intervalle imposé, vérifie que le sommet y appartient avant d'y placer l'extremum.

    Chapitre 7 / 10

    7

    Tableau de signes

    Étudier le signe de f(x) consiste à chercher où f(x) est positif, nul ou négatif. Ce n'est pas la même question qu'étudier les variations. Classe les racines dans l'ordre x₁ < x₂. Le trinôme a le signe de a à l'extérieur des racines et le signe opposé entre elles.

    Signe du trinôme selon Δ

    Option A
    Signe change à chaque racine
    Δ > 0 : deux racines distinctes
    Option B
    Signe constant, celui de a
    Δ ≤ 0 : pas de racine réelle
    Cas concret — Tableau de signes pour 2x² – 8x + 6
    📍 La situation

    Les racines sont 1 et 3, et a = 2 > 0. À gauche de 1, le trinôme est positif. Entre 1 et 3, il est négatif. À droite de 3, il est positif.

    🔍 Ce que ça illustre

    Le signe change à chaque racine. C'est la règle du trinôme factorisé a(x – x₁)(x – x₂) : entre les racines, un facteur est positif et l'autre négatif, donc le produit est négatif.

    💎 La leçon

    Mémorise : signe de a à l'extérieur, signe opposé entre les racines.

    Chapitre 8 / 10

    8

    Résoudre les inéquations

    Résoudre une inéquation du second degré

    1. 1
      Ramène tout dans un même membre

      Écris l'inéquation sous la forme ax² + bx + c ≤ 0 (ou ≥, <, >).

    2. 2
      Détermine les racines

      Par factorisation ou avec le discriminant.

    3. 3
      Étudie le signe

      Construis le tableau de signes en tenant compte de a et Δ.

    4. 4
      Sélectionne les intervalles

      Choisis ceux qui correspondent au signe demandé. Vérifie les bornes.

    Cas concret — Résoudre x² + 2x ≤ 8
    📍 La situation

    On réécrit x² + 2x – 8 ≤ 0. Δ = 4 + 32 = 36, donc √Δ = 6. Les racines sont (–2 – 6) / 2 = –4 et (–2 + 6) / 2 = 2.

    🔍 Ce que ça illustre

    Puisque a = 1 > 0, le trinôme est négatif entre les racines. On cherche les valeurs pour lesquelles il est négatif ou nul.

    💎 La leçon

    L'ensemble solution est S = [–4 ; 2].

    Chapitre 9 / 10

    9

    Tracer la parabole

    La courbe représentative d'une fonction du second degré est une parabole. Elle s'ouvre vers le haut si a > 0, vers le bas si a < 0. Le sommet S(α ; β) est le point clé. L'axe de symétrie est la droite verticale x = α. L'intersection avec l'axe des ordonnées est le point (0 ; c). Les intersections avec l'axe des abscisses sont les racines réelles.

    Le saviez-vous ?
    Deux racines, une racine double, ou aucune

    Avec deux racines distinctes, la parabole traverse l'axe des abscisses deux fois. Avec une racine double, elle le touche au sommet. Sans racine réelle, elle ne le touche jamais. Une lecture graphique aide à vérifier un résultat, mais elle ne remplace pas une solution exacte.

    Chapitre 10 / 10

    10

    Pièges à éviter

    Erreur 1 : oublier le coefficient a dans la factorisation

    2x² – 8x + 6 = 2(x – 1)(x – 3), pas (x – 1)(x – 3). Le coefficient a doit rester devant le produit.

    Erreur 2 : diviser √Δ par 2a au lieu de (–b ± √Δ)

    La formule est x = (–b ± √Δ) / (2a), pas x = (–b) / (2a) ± √Δ / (2a). Tout le numérateur se divise par 2a.

    Erreur 3 : confondre signe et variations

    Une fonction peut être croissante tout en restant négative sur une partie de l'intervalle. Étudier le signe et les variations sont deux questions différentes.

    Erreur 4 : oublier les cas Δ = 0 et Δ < 0 dans les inéquations

    Si Δ = 0, le trinôme a le signe de a partout sauf au sommet. Si Δ < 0, il a le signe de a sur tout ℝ.

    Teste-toi

    Pour f(x) = –x² + 4x – 5, calcule Δ et déduis-en le nombre de racines réelles.

    Le discriminant Δ = b² – 4ac est la clé universelle : il détermine le nombre de racines et la structure entière de la solution.

    Teste-toi sur le second degré

    En bref
    L'essentiel à retenir
    • ==Une fonction du second degré s'écrit f(x) = ax² + bx + c== avec a ≠ 0. Elle peut prendre trois formes : développée, canonique ou factorisée.
    • ==Le discriminant Δ = b² – 4ac== décide tout : Δ > 0 → deux racines, Δ = 0 → une racine double, Δ < 0 → aucune racine réelle.
    • ==La forme canonique a(x – α)² + β== révèle le sommet (α ; β) et l'extremum. Elle aide à tracer la parabole et à étudier les variations.
    • ==Pour étudier le signe==, classe les racines et applique la règle : signe de a à l'extérieur, signe opposé entre les racines.
    • ==Résoudre une inéquation== revient à trouver les intervalles où le trinôme a le signe demandé. Construis un tableau de signes et sélectionne les bonnes zones.

    Pépite à gagner

    Pour f(x) = –x² + 4x – 5, calcule Δ et déduis-en le nombre de racines réelles.

    Fin du voyage

    Ce que tu as découvert

    Un sujet de plus dans ta culture générale.

    10

    chapitres explorés

    💎

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