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En quelle année Shakespeare a-t-il écrit la tragédie Hamlet ?
Imagine une phrase si courte qu'on peut la dire en 5 secondes, et pourtant elle a traversé 420 ans sans perdre une once de pouvoir. « To be or not to be » — 4 mots en anglais, une question sur l'existence elle-même. Écrite en 1603 par William Shakespeare dans sa tragédie Hamlet, cette réplique n'est pas juste du théâtre : c'est une fenêtre ouverte sur la conscience humaine. Le prince danois, seul sur scène, se demande s'il vaut mieux vivre avec la souffrance ou choisir le néant. Depuis, philosophes, psychologues et cinéastes l'ont reprise, parodiée, citée à mort. Mais sais-tu vraiment ce qu'elle signifie ?
Acte 1 / 7
I
Qui était Shakespeare ?
William Shakespeare naît en 1564 à Stratford-upon-Avon, en Angleterre, dans une famille de classe moyenne. Son père est gantier, sa mère issue de la petite noblesse. À l'époque élisabéthaine, le théâtre est un art populaire, brut, vivant — pas encore le truc snob qu'il deviendra. Shakespeare grandit dans ce contexte d'effervescence culturelle. Il arrive à Londres vers 1590 et commence à écrire pour les troupes de théâtre. En 1599, le Globe Theatre ouvre ses portes, et c'est là que Hamlet sera joué pour la première fois. Shakespeare n'est pas un intellectuel enfermé : c'est un homme de scène qui comprend ce qui fait vibrer une foule.
Shakespeare a écrit 37 pièces de théâtre et 154 sonnets. Mais il n'a JAMAIS publié ses œuvres lui-même. C'est 7 ans après sa mort en 1623 que ses amis ont rassemblé ses textes dans le First Folio. Sans ce geste, Hamlet aurait pu disparaître à jamais.
En 1616, Shakespeare meurt le jour de son anniversaire — le 23 avril. Coïncidence ? Peut-être. Mais ce jour-là, un autre génie naît : Miguel de Cervantes, auteur de Don Quichotte. Deux titans de la littérature mondiale qui quittent et arrivent le même jour. Les historiens adorent cette symétrie.
La vie de Shakespeare en dates clés
- 1564
Naissance à Stratford-upon-Avon
- 1590
Arrivée à Londres, débuts au théâtre
- 1599
Ouverture du Globe Theatre
- 1603
Création de Hamlet
- 1616
Mort de Shakespeare le 23 avril
Réplique culte à gagner
Hamlet est certain qu'il veut se suicider quand il prononce cette réplique.
Acte 2 / 7
II
La scène : Hamlet face à lui-même
Le monologue suit une progression logique en trois temps : la question existentielle initiale, l'exploration des deux options (vivre ou mourir), puis la paralysie par la réflexion.
Pour comprendre « To be or not to be », il faut d'abord connaître le contexte. Hamlet est prince du Danemark. Son père, le roi, vient de mourir. Quelques semaines plus tard, sa mère épouse l'oncle d'Hamlet, Claudius. Étrange, non ? Puis, le fantôme du père apparaît à Hamlet et lui révèle la vérité : Claudius a empoisonné le roi pour prendre le trône et la reine. Hamlet est chargé de venger son père. Mais il hésite. Il doute. Il est paralysé par la pensée. C'est dans cet état d'esprit qu'il prononce sa fameuse réplique, seul dans sa chambre, à l'acte III, scène 1.
To be or not to be, that is the question
Réplique culte à gagner
En quelle année Shakespeare a-t-il écrit Hamlet ?
Acte 3 / 7
III
Sens littéral vs sens reçu
La plupart des gens croient que Hamlet se demande s'il doit se suicider. C'est vrai, mais c'est aussi trop simple. La phrase est bien plus riche. « To be » signifie littéralement « être », mais dans le contexte de la pièce, cela veut dire « agir », « exister pleinement », « prendre sa place dans le monde ». « Not to be » ne signifie pas juste mourir : c'est aussi accepter l'inaction, la passivité, la non-existence sociale. Hamlet se demande : dois-je agir et risquer la souffrance, ou dois-je rester inerte et éviter la douleur ? C'est une question sur l'engagement existentiel, pas seulement sur la mort.

Qu'est-ce que « To be or not to be » signifie vraiment ?
« D'un côté, la route de l'action : tu avances, tu risques, tu souffres, tu vis pleinement. De l'autre, l'immobilité : tu restes sur place, tu évites la douleur, mais tu n'existes pas vraiment. Hamlet est bloqué au carrefour, paralysé par le choix. »
Philosophie qui affirme que l'existence précède l'essence — tu n'as pas de nature prédéfinie, tu dois créer ton sens par tes choix et tes actions.
Trois mots pour résumer le dilemme d'Hamlet : faut-il AGIR et risquer la souffrance (Action), ou rester INERTE et éviter la douleur (Inaction) ? L'ANGOISSE naît du choix impossible entre ces deux voies.
La phrase complète de Hamlet dure 262 mots en anglais. Oui, c'est un monologue entier, pas juste 4 mots. Mais seule l'ouverture « To be or not to be » a survécu dans la mémoire collective. C'est comme si on réduisait la Joconde à un sourire.
Réplique culte à gagner
« Shakespeare a inventé la question « être ou ne pas être ». »
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IV
Comment la citer sans se planter
Tu es en réunion de travail. Ton patron propose une restructuration radicale. Tout le monde hésite. Tu dis : « Voilà la vraie question : to be or not to be. Faut-il transformer l'entreprise et risquer le chaos, ou rester comme on est et accepter le déclin ? »
Tu utilises la phrase pour encadrer un dilemme existentiel. C'est pertinent, c'est cultivé, ça montre que tu penses au-delà du court terme.
La phrase fonctionne quand tu l'utilises pour poser une question fondamentale, pas juste pour faire le malin.
Tu dois pitcher un projet risqué. Tu ouvres avec : « Avant de vous présenter les chiffres, posons la question que Hamlet se posait : to be or not to be. Allons-nous rester confortables dans notre zone de sécurité, ou allons-nous nous réinventer ? »
Tu utilises la phrase pour créer une tension dramatique et engager l'audience. C'est une accroche puissante.
Fonctionne bien en intro pour poser un enjeu existentiel avant de détailler les faits.
Tu postules pour un job qui te fait peur. Tu écris : « Je suis à un carrefour. To be or not to be — accepter le confort de mon emploi actuel, ou me lancer dans ce défi qui m'effraie mais m'appelle. »
Tu montres de la vulnérabilité et de la conscience de toi-même. C'est humain, c'est honnête.
Fonctionne en contexte personnel pour montrer que tu as réfléchi à tes choix.
La citation fonctionne pour exprimer un dilemme profond entre deux voies incompatibles, mais échoue quand elle est utilisée comme simple décoration ou pour des choix triviaux.
Tu dis « to be or not to be » en réponse à une question banale comme « Tu veux un café ou un thé ? »
C'est maladroit. Tu forces la citation là où elle n'a rien à faire. Ça fait prétentieux, pas cultivé.
Réserve la phrase pour les vrais dilemmes existentiels, pas pour les choix triviaux.
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V
Impact culturel et détournements
Aucune autre réplique de théâtre n'a eu un impact culturel aussi durable et universel.
En 1990, le groupe de rock Metallica a samplé la phrase dans sa chanson « Enter Sandman ». En 2019, le film Avengers: Endgame la cite implicitement. En 2023, un mème TikTok la transforme en « To be or not to be, that is the slay ». La phrase mute, se réinvente, survit.
En 1969, le comédien britannique Laurence Olivier enregistre une version filmée de Hamlet. Son interprétation de « To be or not to be » devient la référence absolue pendant 50 ans. Quand on pense à cette réplique, on entend sa voix. C'est le pouvoir de l'interprétation : une phrase peut avoir mille sens selon qui la dit et comment.

- Cinéma et séries45%
- Littérature et poésie30%
- Musique et mèmes15%
- Débats philosophiques10%
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VI
Mythes et erreurs courantes
Faux. Shakespeare n'a pas inventé le dilemme « être ou ne pas être ». Les philosophes grecs et romains se posaient déjà cette question. Mais Shakespeare l'a incarnée dans un personnage, ce qui l'a rendue vivante et mémorable. C'est ça, son génie.
Pas certain. Hamlet hésite, il réfléchit, il doute. Mais il ne saute pas du château. Il continue à vivre, à agir, à se venger. La phrase est une méditation, pas une décision.
Culturellement oui. Dramatiquement ? Non. D'autres répliques sont tout aussi puissantes. Mais celle-ci a été amplifiée par la culture pop, les écoles, les films. C'est un artefact culturel, pas juste une phrase de théâtre.
Acte 7 / 7
VII
Ce qu'il faut retenir
« To be or not to be » n'est pas une question sur la mort, c'est une question sur l'engagement : faut-il agir et risquer la souffrance, ou rester inerte et éviter la douleur ?
Teste-toi
- « To be or not to be » est la réplique la plus célèbre de Shakespeare, écrite en 1603 dans Hamlet
- Elle pose une question existentielle : faut-il agir et risquer la souffrance, ou rester inerte et éviter la douleur ?
- Hamlet n'est pas sûr de vouloir se suicider — il hésite, il doute, il réfléchit
- La phrase fonctionne quand tu l'utilises pour encadrer un vrai dilemme, pas pour faire le malin
- Elle a survécu 420 ans parce qu'elle pose une question que chaque génération peut réinterpréter à sa manière
Réplique culte à gagner
En quelle année Shakespeare a-t-il écrit Hamlet ?
Rideau : la scène t'appartient !
Ce que tu as découvert
Un sujet de plus dans ta culture générale.
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